François Quesnay Tableau

François Quesnay (1694 – 1774), chirurgien français, né à Méré dans une famille d’ouvriers. Quesnay est orphelin à treize ans. Il a appris à lire auprès d’un compagnon médical domestique et a rapidement acquis un appétit vorace pour plus de livres et plus d’apprentissage. Après un bref apprentissage, quelques études à Saint-Côme et un mariage avec une fille d’épicier parisien, Quesnay fait un grand pas dans la société et devient chirurgien à Mantes. Grâce à son auto-éducation rapide et à ses compétences, il a progressivement grimpé et est finalement entré au service des aristocrates locaux. Il devient médecin à la cour du roi Louis XV et le chef d’une secte de penseurs des ” lumières ” également appelés ” physiocrates ” et ” économistes “.

L’intérêt de Quesnay pour l’économie est né en 1756, on lui demande de contribuer plusieurs articles sur l’agriculture à l’Encylopédie de Diderot et d’Alembert. Quesnay s’est plongé dans les travaux du maréchal de Vauban, de Pierre de Boisguilbert et de Richard Cantillon et, mélangeant tous ces ingrédients, Quesnay a peu à peu élaboré sa célèbre théorie économique. En 1758, Quesnay écrit son Tableau économique renowned réputé pour sa célèbre représentation en ” zig-zag ” des flux de revenus entre les secteurs économiques. Il est devenu le document fondateur du Physiocraticsect — et l’ancêtre des systèmes d’entrées-sorties multisectoriels de Marx, Sraffa et Leontief et de la théorie moderne de l’équilibre général.

Le tableau de Quesnay présente trois classes de société et montre comment les transactions s’enchaînent entre elles. Les trois classes étaient:

( a) les propriétaires fonciers,

(b) les agriculteurs et les ouvriers agricoles, et

(c) les autres, appelés “classe stérile’

Selon lui, seul le secteur agricole produisait une plus-value, le reste ne reproduisant que ce qu’il consommait. Il anticipait la tendance de Malthus à une sous-consommation due à des économies excessives. Le résultat net serait réduit si les flux du tableau étaient interrompus par des retards dans les dépenses. Il s’agissait de la première tentative de construire un modèle macroéconomique d’entrées-sorties de l’économie. En fait, les progrès dans ce domaine ont dû attendre l’application de l’algèbre matricielle et l’informatisation. Quesnay propose un impôt unique, ” l’impôt unique “, sur le revenu net de la terre, arguant que la nation économiserait ainsi les frais de perception de l’impôt. Seule l’agriculture a produit un excédent et, par conséquent, elle supporte de toute façon tous les impôts.

Les Physiocrates

Les Physiocrates sont un groupe de penseurs français des Lumières des années 1760 dirigé par le médecin de la cour, François Quesnay. Le document fondateur de la doctrine physiocratique est le Tableau économique de Quesnay (1759). Les membres des Physiocrates étaient le marquis de Mirabeau, Mercier de la Rivière, Dupont de Nemours, La Trosne, l’Abbé Baudeau et d’autres. Pour les contemporains, ils étaient simplement connus sous le nom de thééconomistes.

La pierre angulaire de la doctrine physiocratique était l’axiome de Quesnay selon lequel seule l’agriculture produisait un excédent – connu sous le nom de “produit net”. Les physiocrates ont fait valoir que la fabrication prenait autant de valeur que les intrants dans la production qu’elle créait dans la production et, par conséquent, ne créait aucun produit net. Contrairement aux mercantilistes, les physiocrates croyaient que la richesse d’une nation ne résidait pas dans ses stocks d’or et d’argent, mais plutôt dans la taille de son produit net.

L’agriculture française à l’époque était piégée dans les réglementations médiévales qui entravaient les agriculteurs entreprenants. Le pouvoir de monopole des guildes de marchands dans les villes ne permettait pas aux agriculteurs de vendre leur production au plus offrant et d’acheter leurs intrants auprès de sources les moins chères. Un obstacle encore plus important était les tarifs intérieurs sur la circulation des céréales entre les régions, qui entravaient sérieusement le commerce agricole. Les travaux publics essentiels au secteur agricole, tels que les routes et le drainage, sont restés dans un état déplorable. Les restrictions à la migration des travailleurs agricoles signifiaient qu’un marché du travail national ne pouvait pas prendre forme. Les agriculteurs des zones productives du pays ont fait face à des pénuries de main-d’œuvre et à des coûts salariaux gonflés, les obligeant ainsi à réduire leurs activités. Dans les zones improductives, en revanche, les masses de travailleurs sans emploi se vautrant dans la pénurie maintenaient les salaires trop bas et les agriculteurs locaux n’étaient donc pas encouragés à mettre en œuvre des techniques agricoles plus productives.

C’est à ce moment que les physiocrates ont sauté dans leur attitude de laisser-faire. Ils ont appelé à la suppression des restrictions au commerce intérieur et à la migration de la main-d’œuvre, à l’abolition de la corvée, à la suppression des monopoles et des privilèges commerciaux parrainés par l’État, au démantèlement du système de guilde, etc.

Sur les questions fiscales, les physiocrates ont milité pour leur ” impôt unique ” sur les propriétés foncières — l’impôt unique. Selon les physiocrates, toute taxe prélevée dans toute l’économie passera d’un secteur à l’autre jusqu’à ce qu’elle tombe sur le produit net. Comme la terre est la seule source de richesse, le fardeau de tous les impôts pèse finalement sur le propriétaire. Ainsi, au lieu de prélever une collecte compliquée d’impôts épars (qui sont difficiles à administrer et peuvent provoquer des distorsions temporaires), il est plus efficace d’aller à la racine et de taxer directement les loyers fonciers.

Une politique générale de laisser-faire et la “taxe unique” étaient les moyens les plus rapides, les moins distorsifs et les moins coûteux d’arriver à l’état naturel. Les physiocrates croyaient que le produit net de l’état naturel était le produit net maximal durable à long terme. Les mesures politiques préconisées par les physiocrates allaient très à l’encontre des intérêts de la noblesse et de la noblesse terrienne. Mais comme Quesnay était le médecin privé de Madame de Pomapadour, la maîtresse du roi Louis XV, la clique physiocratique jouissait d’une bonne protection à la cour de France. Les physiocrates sont devenus si influents que même après la mort de Pomapadour, ils restent un éditeur furieux de différentes revues et articles qui promeuvent leurs idées.

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